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Le château de Penne, suite

vendredi 22 décembre 2006, par Claire Simon

Une longue journée

Une quarantaine de bénévoles, Pennols de tous âge, gantés, casqués et bottés se sont affairés, munis de serpes et serpettes, faucilles, tronçonneuses, fourches, sécateurs, pioches et couteaux, sous l’oeil des caméras. En moins de quatre heures, une bonne partie des broussailles et des arbres a été malmenée, les troncs débités, les ronces jetées à bas, les branchages brûlés. Il y avait longtemps que les murs du château n’avaient pas résonnés du ronflement des tronçonneuses et des cris des Pennols. Le chemin d’accès au château ainsi que le sentier menant à Rampibus ont été assez bien dégagés et, à l’heure de l’apéritif généreux offert par le châtelain, on y voyait déjà plus clair ! « ça se voit même d’en bas » entendait-on dire. Certains courageux sont restés tout l’après midi pour surveiller les braises et continuer le travail !

Un pique-nique atypique

Quoi de plus atypique qu’un pique-nique dans un château en ruine, quasi millénaire ? Un pique-nique copieux avec une vue imprenable sur la vallée de l’Aveyron. Liliane Eche, habitante du village : « Puis, il a fallu partir et ce n’est pas sans nostalgie que le portail du chemin d’accès au château s’est refermé en même temps que c’est ouvert un nouveau chapitre de l’histoire de Penne ! »

Une nouvelle page d’histoire s’ouvre

Le brouillard était au rendez-vous ce matin, le 14 décembre 2006, nous préparant un bel après-midi ensoleillé pour permettre à l’hélicoptère, venant de loin, de déposer en 35 rotations, plus de 55 tonnes d’une cargaison monumentale de matériaux dans le ventre du château, sous les regards contents des Pénnols qui ne se sont pas génés pour photographier de tous côtés !

Liliane : « Comme bien d’autres, je suis allée l’écouter : pas une des pierres n’a tremblé et la main posée sur un mur ne m’a transmi aucune vibration. Je suis redescendue et j’ai vu le “géant de pierres” stoïque, reléguant l’hélicoptère au rang de gros insecte bourdonnant.

En haut du donjon, quelques feuillages s’agitaient sous les palmes et un nuage de poussière s’élevait au dessus de la tour. Le château semblait fier que l’on vienne enfin l’éveiller et ne souhaite pas se relever pour rien. Laissons-là ce chapitre, refermons le livre pour aujourd’hui ! »

Portfolio

Journée animée de débroussaillage L'hélicoptère dépose le matériel dans le ventre du château comme un gros insecte bourdonnant... L'hélicoptère au milieu des ruines
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