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LIAISONS DANGEREUSES ET CANADA DRY

mardi 7 septembre 2010, par Gérard LE GOT

On ne peut que constater, ou déplorer, la prolifération de familles désunies, décomposées, éclatées, parfois reconstituées. À contrario, l’existence de familles d’accueil bienveillantes et généreuses peut se révéler réconfortante.

Enfin, pas toujours...

La palme de l’altruisme revient cette année à l’Été de Vaour qui dans un grand geste fraternel a offert l’hospitalité de sa programmation à un parentèle éloignée :

- "Familles rurales", dont on nous dit que que la vocation essentielle est l’action sociale (?)

- "Atmosphère", flambeau de la vie culturelle locale.

- "Tout’Azimut", dont j’ignore tout, et d’autres sans doute.

Il devait en résulter un 25è festival marquant, inoubliable voire grandiose, au lieu de quoi il a été offert un hourvari d’animations ineptes ou médiocres :

- Une exposition davantage inspirée par la déchetterie que par un musée d’art moderne : mais on se doutait bien qu’il y aurait dans "Récup’art" une syllabe en trop.

- Une soirée de relâche en forme de fête de la bière et de la saucisse grillée assortie d’une débauche de décibels propre à fâcher toutes les oreilles, même les plus longues.

- Un spectacle ambulatoire accompagnant un "Nautilus" en carton pâte, vite échoué d’ailleurs ; niveau patronage !

-Un défilé-exhibition de commères en goguette et de midinettes sur le retour attifées d’oripeaux : consternant. etc,etc...

D’aucuns regretterons l’absence de chamboule tout, de karaoké, ou de courses en sac : patience, ce sera pour l’an prochain.

Laissons là cette évocation affligeante pour observer que le label "Été de Vaour", déjà écorné ces derniers exercices, en sortira malmené et sans doute gravement obéré par les commentaires attristés ou sarcastiques des fidèles de l’évènement. Qu’est-ce qui a pu conduire les responsables de cette association à parrainer et programmer ce laisser aller de mauvais aloi ?

Nous aurions pu rêver d’un 25è respectueux de la volonté et de l’exigence de ses promoteurs en dépit d’indéniables préoccupations financières : resserré sur 4 ou 5 jours avec quelques spectacles chocs, une animation de rue réduite mais de qualité, une soirée de clôture festive et originale...

Il a été servi à la place une interminable kermesse jalonnée de pantalonnades ridicules ; comment a-t-on pu en arriver à cette indigence ? Par manque de travail, d’imagination, de probité intellectuelle, d’ambition culturelle ?

On peut toujours organiser une fiesta débridée pour racoler les traîne-semelles et distraire le gobe-mouche ; ça peut se passer à vaour, ça peut même s’appeler l’été de vaour. Mais ce n’est pas (plus)l’Été de Vaour.

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