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DESTRUCTION DES CULTURES POPULAIRES ICI ET LÀ BAS

samedi 6 septembre 2014, par Gérard Lanoye

Se désintégrer aussi pour mieux s’intégrer ?

Samedi 4 Octobre 2014 à l’Hôtel du Nord à Vaour

avec Jérémie Piolat

Les migrants viennent en apportant un monde tissé de pratiques culturelles riches liées au chant, à la danse, au soin, à l’art d’accueillir, de raconter, de se retrouver, d’habiter, d’accompagner les différentes étapes déterminantes de l’existence. Les sociétés qu’ils découvrent en arrivant en Europe ont de quoi les surprendre.

Ainsi, un jeune adolescent turc s’étonne d’apprendre qu’ici, en Europe de l’Ouest, on met les enfants à la crèche dès trois mois. « Alors après, le bébé ne reconnaît plus sa maman ? », dit-il. Des Peuls de Mauritanie accueillent des Européens dépressifs dans l’immeuble qu’ils habitent collectivement et ces derniers cessent de déprimer simplement en partageant leur quotidien. Une femme berbère s’étonne qu’une fois trop vieux, on jette ici ses parents à la poubelle...

En arrivant, les migrants découvrent le résultat d’une histoire qui a vu disparaître les cultures populaires, c’est-à-dire faites et transformées par les peuples. Cette disparition des cultures populaires est la face cachée du colonialisme que les sociétés extra-occidentales ont subi.

À travers cette rencontre, Jérémie Piolat nous propose de découvrir la face cachée du colonialisme, dont le fondement est la haine du vivant, de la terre, du corps et du lien communautaire. Haine à laquelle doivent faire face, lors de leur parcours d’ « intégration », les migrants si justement rebaptisés par un immigré guinéen : les aventuriers.